Conférence sur l’identification et le parcours du sergent Archie ATKINS, abattu à Souvré le 7 août 1944.

En préalable à la cérémonie d’hommage prévue le 22 juin, Sylviane Sisinno a proposé de présenter, sous forme d’un diaporama,  les informations et documents qu’elle a recueillis au cours de sa recherche sur le soldat américain tombé à Souvré en août 1944. Cette présentation s’est déroulée le vendredi 14 juin à  la salle Pierre Moreau.

 » Quand j’avais l’occasion d’en parler, je sentais beaucoup d’intérêt de la part des personnes, quel que soit leur âge « , précise Sylviane SISINNO, qui aura travaillé dix ans sur ce sujet.  » J’ai donc assez tôt pensé à la façon de partager tout cela avec ceux que cela pouvait intéresser. Environ 80 personnes se sont déplacées ce soir là et, pour moi, cela a été une grande satisfaction. D’autant plus qu’après environ 2 heures de présentation, personne ne semblait avoir « décroché » « . Au cours de ce diaporama, on a pu découvrir comment ce soldat avait finalement été identifié parmi une  quinzaine de noms possibles ; quel était son environnement familial ; comment s’étaient déroulés son entrainement dans un des camps situé au Texas puis son transfert vers l’Angleterre ; quel avait été son  parcours jusqu’à Souvré depuis son débarquement à Utah Beach ; comment avait été géré le décès et l’information de sa famille (cimetière provisoire de St James dans la manche puis retour du corps aux USA en 1948). Certains documents personnels ont  été communiqués par  sa famille, d’autres proviennent des archives de l’armée américaine auprès de qui il a été possible de se procurer le « dossier individuel de décès des personnels » (Individual personnal deceased file).  Certaines personnes qui n’ont pas pu assister à cette présentation souhaiteraient une deuxième séance qui pourrait avoir lieu un après midi.  » Etant donné que le suspens sur l’identité de notre soldat n’existe plus, je pourrais mettre davantage l’accent sur ce qu’a vécu le régiment après être passé à Souvré. »

Cette soirée aura permis de découvrir, à partir d’un cas particulier, des aspects parfois méconnus de ce conflit et de donner encore plus de sens à la cérémonie du 22 juin.